Passage piétons en gazon

Les paysagistes concepteurs seront là pour accompagner les élus locaux dès la sortie de la crise.

Réunis en Assemblée générale juste avant les élections municipales, la Fédération Française du Paysage Champagne-Ardenne a décidé de diffuser un message auprès des nouveaux élus. En pleine crise du Covid-19 qui ne fait que renforcer nos interrogations sur le monde de demain, ce message s’en voit renforcé. 

Ariane Smythe, paysagiste concep­trice et nouvelle présidente de l’as­sociation, précise :
« Beaucoup de nouvelles probléma­tiques liées au chan­gement climatique seront – aux côtés des préoccupations sociales – au coeur des débats municipaux des prochains mois. Végétali­sation des centres urbains, réduction des îlots de chaleur, gestion des eaux pluviales et de la pollution, amélioration du cadre de vie et de la biodiversité sont autant de données essentielles à l’aménagement du territoire de demain. Rêvons à des lieux de vie plus naturels et qui respirent!» 

Les principales agglomérations telles que Reims, Epernay, Châlons-en-Champagne et Troyes font déjà travailler des paysagistes concepteurs en interne pour mener à bien leurs projets d’aménagements paysagers et réflexions prospectives sur le territoire. Les plus petites collectivités sont souvent quant à elles un peu perdues lorsqu’il s’agit de lan­cer une étude paysagère ou une mission de maîtrise d’oeuvre sur l’espace public, naturel ou rural. 

C’est pour cela qu’il est important de leur rappeler que le paysagiste concepteur (pro­fession réglementée par l’Etat) est le spé­cialiste du paysage et du végétal. Les pay­sagistes concepteurs libéraux de Champagne-Ardenne sont disponibles pour accompagner les communes dans leurs pro­jets d’aménagement. 

La fédération peut diffuser une liste de professionnels locaux à consulter pour créer un parc ou jardin, requalifier une place de mairie par exemple, ou les guider dans la plantation de leurs espaces libres pour faire face aux épisodes de canicules de plus en plus récurrents. 

La période de confinement que nous vivons est propice à prendre du recul avant de se lancer dans le prochain mandat municipal, pour mieux imaginer les lieux de vie de demain, ces espaces publics qui man­quent tant aux concitoyens qui en sont aujourd’hui privés : un envi­ronnement à l’é­quilibre plus harmonieux entre l’homme et la nature, soucieux de préserver nos res­sources, un cadre propice à l’émerveille­ment et au “voyage” mais également capa­ble de résister aux conditions climatiques de plus en plus extrêmes (inondations, canicules). 

Bien entendu, l’heure est aujourd’hui à la lutte contre ce virus dévastateur.

Source : Opinions, Petites Affiches Matot Braines – Journal du 20 au 26 avril 2020

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